Du 20 au 22 avril 2026, Libélience posait ses valises à Dijon, à l’Hôtel Oceania Dijon, pour trois journées de formation aussi denses que conviviales.
Sous un beau soleil printanier, les 22 participants — et oui, formation complète ! — ont été accueillis dans un cadre chaleureux, idéal pour prendre le temps de réfléchir, échanger… et parfois se remettre un peu en question aussi.
Aux commandes de ces trois jours : Raphaël Gazon, qui nous a embarqués dans une exploration passionnante des traumatismes d’attachement et de leurs impacts dans notre travail avec les patients les plus complexes.
Dès les premières heures, le ton est donné : on replonge dans les stratégies d’attachement… mais avec un objectif très concret — mieux comprendre ce qui se joue dans nos cabinets.
Un focus particulier a été fait sur l’attachement désorganisé, que nous rencontrons chez une grande partie (environ 80 %) des patients que nous accompagnons.
Et là, beaucoup de choses prennent sens.
Les stratégies de contrôle relationnel, souvent à l’œuvre dans nos entretiens, deviennent plus lisibles. On comprend mieux pourquoi certaines situations “coincent”, pourquoi certains patients semblent résister… parfois malgré eux.
Comme l’a rappelé Raphaël Gazon :
« Le point commun de toutes stratégies d’attachement traumatique, c’est la méfiance. »
Un éclairage précieux, qui permet de ne plus prendre ces réactions comme des obstacles… mais comme des informations cliniques à part entière.
Un des grands déclics de la formation, c’est sans doute celui-ci : avant même de “traiter”, il faut parfois… simplement pouvoir être en lien.
« Parfois, la première action thérapeutique est de remettre de l’accordage, du lien, avec la personne. »
Travailler la réduction de la phobie de l’attachement (et de sa perte) devient alors une étape centrale, notamment avec les patients traumatisés chroniques.
Cela rejoint directement les travaux de Peter Fonagy sur la confiance épistémique : cette capacité, chez le patient, à considérer la relation comme suffisamment sûre pour s’y engager.
Et c’est là que les choses changent : quand le lien devient possible, le travail thérapeutique peut réellement commencer.
Ce qui a fait la force de ces trois jours, c’est aussi leur dimension très pratique.
Les apports théoriques prennent rapidement vie à travers des mises en situation et des jeux de rôle. Un exercice parfois redouté… mais qui s’est révélé particulièrement riche.
Dans un cadre bienveillant et soutenant, chacun a pu expérimenter, ajuster, tester sa posture, affiné son accordage et travaillé la mise en place d’un cadre clair et sécurisant.
Et bonne surprise : même les plus hésitants au départ se sont rapidement pris au jeu.
Au-delà du contenu, c’est aussi l’ambiance qui a marqué les esprits.
Une formation exigeante, oui — mais toujours dans une atmosphère détendue, vivante et accessible. Les échanges ont été nombreux, les réflexions partagées… et les moments informels tout aussi précieux.
Mention spéciale au verre de l’amitié organisé par Libélience au rooftop Pica Pica, qui a permis de prolonger les discussions dans un cadre plus léger (et avec une très belle vue !).
Ce que beaucoup de participants retiennent, c’est la sensation de repartir avec des clés immédiatement utilisables, mais aussi avec une nouvelle façon de penser la relation thérapeutique.
Une approche à la fois structurante, profonde et étonnamment pragmatique.
Et surtout… l’envie de continuer.
« Un grand merci à Libelience pour avoir organisé ces 3 jours aussi riches ! Nous avons beaucoup de chance d’avoir un organisme qui arrive à faire venir dans notre ville des formateurs de la qualité de Raphël ! Habituellement, il faut que nous allions à Paris pour suivre ces formations. Maintenant, nous pouvons les avoir sur place, c’est super ! »
Bonne nouvelle : ce n’est que le début.
Libélience proposera prochainement une nouvelle formation dans la continuité de celle-ci, consacrée à la thérapie des traumatismes complexes, avec Olivier Piedfort-Marin.
Si ces trois jours vous parlent, il y a de fortes chances que la suite vous intéresse tout autant.